L’automne est là.
La caresse des brumes matinales rend l’atmosphère plus humide.
Et le soleil fait maintenant preuve d’humilité : ce qu’il dévoilait en grandes pompes sous le feu éblouissant et dévorant de l’été, il l’esquisse désormais de biais, avec plus de sensibilité.
Donnant naissance à des chefs d’œuvres trop longtemps oubliés.
Et c’est aujourd’hui lui l’artiste. Avec ses rayons pour pinceaux, il s’amuse à transformer la toile de la vie au fil de journées si uniques et si différentes les unes des autres. Des journées tantôt nuageuses, tantôt venteuses ou pluvieuses, l’éclaircie n’en devenant que plus prodigieuse.
Au lever, l’astre orangé fait scintiller les gouttes de rosée tandis que merles et moineaux se délectent joyeusement de ces vers qui leur sont offerts.
Sous cette lumière réconfortante, des feuilles chutent. Mortes.
Et pourtant pleines de vie, tournoyant encore et encore durant cette lente et dernière valse.
Au coucher, la nuit scelle en nous ces instants d’éternité.
Jusqu’au prochain enchantement, sitôt le jour levé.
Mais finalement, le soleil n’est pas l’artiste.
Il fait partie du tableau et de ses couleurs, dont il donne le ton.
Par ses rayons il n’est qu’un doigt pointé comme pour nous ouvrir les yeux sur la beauté de la vie.
Une beauté qui était déjà là, dans le piaillement de ces oiseaux, à la surface de ce fleuve, sur l’écorce de cet arbre ou perdu dans ses feuillages, dans les écailles d’un poisson se faufilant sous un rocher ou bien en plein cœur de ces nuages.
La lumière du soleil d’automne nous offre l’opportunité de simplement voir ce qui est, avec un peu plus de délicatesse qu’au cours de la saison passée.
Les yeux désormais timidement ouverts, cette lumière nous permet alors de distinguer puis de contempler le rouge gorge craintif, d’être enchanté par les scintillements des vaguelettes à la surface de l’eau, de se perdre dans le blanc saturé des nuages, ou d’être happé par les reflets dorés de toutes ces feuilles qui vibrent au vent.
Et dont la chute devient un ravissement.
Des feuilles qui embrasseront bientôt la terre pour la nourrir et participer à ce cycle sans fin.
Un cycle sans fin, fait de vies et de petites valses, de gouttelettes, de reflets, de lumières, et d’instants de bonheurs.





Merci.
Tu te doutes certainement de la force d’un commentaire comme celui que tu viens d’écrire.
Cela me touche tout particulièrement.
Et je me joins à toi : merci.
Merci pour ton commentaire, et merci à la vie tout court pour nous offrir de si belles lumières d’automne.
Lorsqu’il n’y aura plus d’automne, (nous n’y sommes pas) il y aura toujours un peu de lumière d’automne dans tes mots. Merci ippo
Et désolé de faire ainsi irruption ici :p
Force du rythme, des sonorités, des images. Spontanéité travaillée. C’est ce qui m’avait touché dans ‘la passion des émotions’ et qui me touche aussi ici.
J’ai même lu ton texte à ma mère, qui a été très touchée. Elle se demande quels poètes te nourrissent^^
++
Tu n’as pas à être désolé de faire “irruption” ici, même si l’on ne parle pas de jeux vidéo, tu es bien évidemment le bienvenu
. Et finalement, parler des jeux vidéo c’était aussi un moyen de parler de ce que l’on ressent en jouant : les jeux vidéo sont un moyen, la lumière d’automne en est un autre. Dans les deux cas, je n’effleure que ce qui touche à l’humain, rien de plus.
Ton commentaire me touche beaucoup, je suis heureux que tu puisses retrouver ici ce qui avait pu te plaire dans certains des aspects de “la passion des émotions” dans le cadre des jeux. Mais, plus encore, je suis très heureux que ta maman ait pu être également sensible à ce texte.
A la question : quels poètes me nourrissent ? Je te répondrais : le reflet du soleil sur une pierre humide, les nuages dans le ciel, le sourire d’un enfant, le souffle du vent, quelques gouttes de pluie, une démarche hésitante, des rides sur un visage, un oiseau innocent.
Bref, chaque instant qui passe est une source potentielle de plaisir puis de joie. Et la vie elle-même est la meilleure source d’inspiration qui soit !
Je ne fais que retranscrire du mieux que je peux ce qu’elle nous donne continuellement. Le plus difficile, c’est d’être conscient de ce que l’on peut recevoir de ces instants, tout simplement, sans chercher à les intellectualiser ni à les juger. Lorsque cela se produit, chacun est un poète à sa façon, parce que chacun devient le réceptacle du beau et peut ainsi le communiquer à sa manière. Par un mot ou par quelques mots, un geste ou un sourire, et surtout : en tâchant d’être heureux pour ceux qui nous aiment !
Mais, il y a tout de même beaucoup de malheur dans le monde et dans la vie, non ? Comment expliques-tu que tant de gens souffrent
Tu dois les voir toi aussi ; certainement toi même en est passé par là et plus d’une fois ; même récemment. Que réponds-tu à cela ?
Même la lumière d’automne, elle est belle, mais tend à s’éteindre. Et ces feuilles qui tombent, c’est tout de même la mort dont tu ne prononces pas le nom dans ton texte. Il y a un tragique de la vie, une violence de sa réalité, qui n’exclut pas sa beauté.
On dit que l’amour rend aveugle. L’amour de la vie ne rendrait-il pas aveugle à son égard. N’y aurait-il pas au final que ces grands amoureux aveugles et les fous pour être capable de retirer de chaque instant une source potentielle de plaisir et de joie ?
Et puis, pourquoi écrire ? Ecrire la beauté, la simplicité des choses, n’est-ce pas l’intellectualiser, et quelque part, tout en la prolongeant et l’immortalisant, n’est-ce pas aussi la tuer.. La vrai quiétude, la vraie simplicité, la vraie “expression de l’essentiel”, ne se passe-t-elle pas même de mot ?
Et puis, il y a une autre question que je me pose, plus concrète et plus dure :
Quand on est heureux, est-ce qu’on a besoin d’écrire ?
Lorsqu’on souffre terriblement, on n’est plus disponible et on ne peut plus rien voir, mais il y a un degré où il me semble que quelque chose s’ouvre.
Dans le même temps j’ai l’impression d’avoir rarement rencontré plus insensibles que des personnes satisfaites d’elles-mêmes. On s’ouvre à l’extérieur lorsqu’il y a un manque, parce que nous sommes incomplets, non ?
Je n’écris pas tout ça pour que tu n’écrives plus (surtout pas !) ni même pour t’accabler (pas une seconde (ou alors dans un sens constructif)), je te fais juste part d’une série de questions qui me viennent à la lecture de ta réponse. Sur le fond, je suis profondément d’accord, tout le monde pourrait l’être. Mais je sens un ensemble de points qui coincent en moi, dont ces questions ne sont qu’un reflet certainement maladroit..
Merci encore. +
Bien entendu que la souffrance est partout. A des échelles plus ou moins grandes, de manière plus ou moins profonde dans ton corps ou bien dans ton coeur.
.
Au moment où j’écris ces lignes, j’ai mal au dos et ce mal de dos me ronge un peu l’esprit. Alors j’essaie de bouger, de m’assouplir un peu, mais rien n’y fait.
A cela, s’ajoute l’angoisse qui survient lorsqu’on s’y attend le moins et qu’on ne comprend pas. Qui serre la gorge et voile l’esprit. On ne se concentre plus sur rien, ou plutôt on ne se concentre que sur une chose : une douleur, une angoisse. Bref, en la peur. Souffrir c’est avoir peur.
Et tout le monde souffre, je souffre aussi plus ou moins fort à chaque jour qui passe. Je ne suis qu’un simple être humain
Mais je ne souhaite pas partager la souffrance. Je préfère parler de la joie et de la manière dont je la savoure quelques fois.
Peut-être trop rarement à mon goût, et alors ? Ressentir un moment de bonheur, c’est cela être heureux tout court.
La vie c’est aussi la mort.
Que peut-on faire contre la mort à part l’accepter ?
En avoir peur n’y changera rien, nous mourrons tous. Et c’est le sort qui attend tout ce qui vit.
Mais ce que la mort ne nous prendra pas, c’est ce que l’on a vécu qui appartient déjà à l’éternité, et ce que l’on vit qui n’est autre que l’éternité que nous sommes en train d’écrire. L’important c’est maintenant.
Avoir peur nous éloigne du moment présent, parce qu’elle nous place entre le passé et le futur dans un état où l’on n’existe plus vraiment.
Accepter avec lucidité ce qui est, sans nécessairement l’approuver mais bel et bien le vivre, et avoir conscience que l’on existe, c’est déjà une source potentielle de joie. C’est à portée de main, mais ce n’est pas accessible si on cherche à s’en saisir : si on l’intellectualise, cela nous échappera inévitablement.
Il n’y a pas de joie dans la souffrance, et pourtant la souffrance existe et existera toujours. Nier la souffrance et ne penser que seule la joie existe, c’est voir la vie en rose, être fou et bercé par l’ignorance.
Je te rassure, je ne suis pas fou. Je ne vois pas de la beauté là où l’objet de mon attention ne provoque pas de sentiment agréable en moi. Mais malgré tout, la beauté naît dans l’oeil de l’observateur : une fleur n’est pas belle. Elle est juste une fleur, c’est tout. Pourquoi une fleur est belle ? Parce qu’elle produit quelque chose dans l’oeil, l’esprit, le coeur de celui qui l’observe. Mais pourquoi, communément, la pluie c’est “du mauvais temps” ? Pourquoi un arbre sans feuille est “triste” ? Ni l’un ni l’autre ne sont bons ni mauvais, beaux ni laids…sauf dans l’oeil de celui qui prend conscience de ce qu’ils procurent.
Il est donc possible de trouver de la beauté, une résonance, dans “tout” ce qui nous fait nous ressentir un peu vivant. Et c’est quelque chose qui peut s’apprendre, à condition d’observer les choses telles qu’elles sont, en comprenant un peu mieux d’où elles viennent et où elles vont.
Dans un simple fruit, tu peux voir le soleil, l’eau, l’arbre sur lequel il a poussé, la graine qu’il était à l’origine, et de proche en proche : l’univers tout entier.
Et ce fruit n’est pas celui de l’imagination, mais celui de la compréhension de l’impermanence et de l’interdépendance des choses les unes avec les autres.
Je suis tout à fait d’accord. C’est pour cela que j’écris peu. Je préfère vivre !
Décrire la beauté, ce n’est pas la beauté elle-même. Ce ne sont que des mots.
On n’est pas heureux en permanence.
On ne souffre pas en permanence.
C’est comme une musique. Il y a toujours quelques silences entre les notes.On est heureux, et on souffre. L’un et l’autre, l’un puis l’autre. Et c’est ainsi continuellement.
Parfois on a envie d’écrire sur un moment de joie (ce que je fais de temps en temps), parfois on a envie d’écrire sur des déchirures intenses (ce que je ne fais pas). Cela répond sans doute à un manque, le fait d’écrire, oui. Un manque de reconnaissance et l’envie d’exister aux yeux des gens. Certainement en ce qui me concerne ! On écrit pour soi, et pour que les autres nous montrent que l’on existe.
Mais on écrit aussi, et sincèrement, pour que les autres puissent éventuellement prendre du plaisir et pourquoi pas faire évoluer leur propre regard.
Je te remercie pour ces questions ! Ce qui te dérange, c’est sans doute le fait que “tout semble si lisse et si beau” dans ma manière de voir les choses. Je peux te rassurer, comme je te le disais plus haut : je ne suis qu’un simple être humain.
Et si je suis parfois heureux, je souffre aussi également.
Mais j’ai choisi de parler du bonheur, la véritable quête de tout être humain, plutôt que de la souffrance.
Oui si je parle de la souffrance, c’est lorsqu’il n’y a pas d’autre choix que de l’accepter.
De nombreux penseurs et philosophes se sont penchés sur la question de la souffrance et du bonheur, et je me nourris de leurs expériences au sein de ma propre expérience. Leur chemin m’aide à emprunter le mien, mais je ne foule pas leurs pas : c’est à chacun de se faire le sien avec ses propres pas.
Si cela peut t’aider, je serais heureux de te donner quelques noms.
J’en serais heureux aussi !
Merci pour ta réponse.
Nous sommes des êtres de chair et de nerfs, il est normal qu’on réagisse, qu’on souffre comme on peut éprouver du plaisir ou de la joie. Bien qu’elle soit moins agréable, je refuse de considérer la souffrance comme une tare. Ce qui me dérangeait était en effet l’impression d’une souffrance censurée, comme vue indigne, alors qu’elle fait partie de la vie qu’on aime..
C’est assez confus, désolé^^
En tout cas merci encore – Et bon rétablissement de ton dos :p !
Je n’ai jamais évoqué la souffrance comme une tare, mais je préfère ressentir le bonheur que la souffrance… comme tout le monde !
Et je préfère donc parler du bonheur, plutôt que de la souffrance.
Voici une liste de quelques lectures qui furent instructives dans ma quête personnelle d’une meilleure compréhension de la vie et du bonheur. Mais je le répète, s’il peut y avoir des chemins absolument intéressants, il n’y a pas d’idole, pas de gourou ni de maître autre que soi-même.
La liste est assez vaste, et elle est totalement ouverte : que ce soit dans la bibliographie de ces auteurs là, ou par la venue de bien d’autres auteurs.
Volontairement, je te laisse piocher dedans par rapport à tes envies propres : je n’établis pas de classement ni de priorité, cela ne peut être que personnel. Mais j’y ai trouvé de véritables pépites…
J’espère que tu y trouveras également des choses intéressantes !
* La construction de soi – Alexandre Jollien
* Le philosophe nu – Alexandre Jollien
* Imparfaits libres et heureux – Christophe André
* Méditer jour après jour – Christophe André
* L’esprit du Zen – Alan Watts
* Éloge de l’insécurité – Alan Watts
* Le bouddhisme Zen – Alan Watts
* Walden ou la vie dans les bois – Henry David Thoreau
* Plaidoyer pour le bonheur – Matthieu Ricard
* L’infini dans la paume de la main – Matthieu Ricard / Trinh Xuan Thuan
* Le moine et le philosophe – Matthieu Ricard / Jean-françois Revel
* Le livre du Thé – Kakuzô Okakura
* La sérénité de l’instant – Thich Nhat Hanh
* Toucher la vie – Thich Nhat Hanh
* Sur les traces de Siddharta – Thich Nhat Hanh
* Nature et spiritualité – Jean Marie Pelt
* Esprit Zen, esprit neuf – Shunryu Suzuki
* Wabi-Sabi, For Artists, Designers, Poets & Philosophers – Leonard Koren
* Le maitre du thé – Yasushi Inoué
* Vivre, la psychologie du bonheur – Mihaly Csikszentmihalyi
* Le goût de vivre et cent autres propos – André Compte Sponville
* Petit traité des grandes vertus – André Compte Sponville
* L’esprit de l’athéisme – André Compte Sponville
* Le sens du bonheur – Krishnamurti
* Propos sur le bonheur – Alain
(et pour mon dos, c’est gentil merci
!)
Wow, il y a tout une bibliographie.. Merci !
J’ai lu “Le bonheur, désespérément” d’André Comte-Sponville
Mise à part cela, Alain et Thoreau étudiés en cours, que des noms et des titres inconnus. ^^ Beaucoup à découvrir
Pour l’instant, première impression, je me sens plus particulièrement attiré par “Le livre du thé” et “Walden ou la vie dans les bois”
Petite question, pourquoi n’as-tu pas inclus Épicure dans cette liste ?
J’aime beaucoup Comte-Sponville, c’est une lecture accessible mais qui ne manque pas de profondeur. Je n’ai pas lu “Le bonheur, désespérément”, mais j’y songerai
.
“Le livre du thé” est très fort, parce qu’il émane de la volonté d’un japonais de faire découvrir cette voie, et par la même occasion la sensibilité de tout un pays, aux occidentaux dans leur propre langue (l’anglais).
“Walden ou la vie dans les bois” montre à quel point Thoreau était un précurseur dans un retour à la simplicité et un refus de se conformer à la société.
Mais pour t’aiguiller un peu, quand même, je peux te donner deux titres. L’un pour commencer : “Plaidoyer pour le bonheur” et l’autre pour finir : “Le sens du bonheur”. C’est un peu mon parcours à travers cette sélection de lectures, et je suis plutôt heureux d’avoir lu Krishnamurti après tout le reste.
Et bien sûr, je ne compte pas m’arrêter en si bon chemin.
Épicure n’est pas dans la liste (et pourtant j’ai son “Lettres, maximes, sentences”) parce que je l’ai commencé et je n’y suis pas revenu pour le moment. Je préfère les vues d’ensemble, et ce qu’il dit me touche, mais j’ai préféré le lire à travers le prisme d’autres philosophes. On le retrouve un peu partout, comme c’est le cas avec Spinoza dont je n’ai pas lu de livre dont il serait l’auteur.
Je pense que je me dirige naturellement vers des auteurs qui me sont plus ou moins contemporains (20e siècle, sauf rares exceptions) et qui ont une vision tout à fait touchante, humaine (et parfois universelle) du monde dans lequel nous vivons. La lecture de philosophes contemporains m’en facilite aussi l’accès, le langage y étant plus direct et accessible en ce qui me concerne.
C’est drôle car de mon côté j’ai tendance à avoir plutôt une allergie des textes contemporains, surtout ceux de la fin du XXème siècle, et surtout quand leurs auteurs sont français.
Je fais beaucoup plus confiance aux textes qui ont passé l’épreuve du temps et/ou l’épreuve d’une traduction.
Ce qui pourrait me faire peur, c’est le caractère ‘spiritualiste-bouddhiste-hindou’ des livres que tu me recommandes pour commencer et pour finir, mais je suis bien assez grand pour juger de tout ça par moi-même !
Au fait, même si je ne n’en ai lu que des extraits dans des anthologies, la Lettre à Ménécée d’Epicure et l’Ethique à Nicomaque d’Aristote m’ont paru plus que lisibles.
Si tu me le permets, je serais moi aussi ravi de te recommander à l’avenir une liste de livres ou de films qui m’ont beaucoup apporté !
Sur la question sur bonheur par exemple, as-tu vu Chronique d’un été ((1961) de Jean Rouch et d’Edgar Morin ? Un des films les plus chers à mon coeur
Je comprends ce que tu veux dire, au sujet de confiance face aux textes. Mais c’est simplement un constat que je faisais quand je regarde la liste que je t’ai donnée. Ce n’est pas une volonté initiale de ma part, j’essaie de comprendre ce qui reliait ces textes entres eux (notamment). Ce n’est pas bien important, un message universel n’est pas lié au temps où il a été écrit.
Je comprends aussi ta crainte au sujet du caractère spirituel des livres, en particulier les deux que je te donnais en exemple pour le début et la fin. Mais je ne ressors absolument pas avec une “religion” de toutes ces lectures, ne cherchant pas non plus à en trouver une avant de les commencer. J’ai trouvé beaucoup de choses humaines tout court, et c’est ce que je cherchais (notamment dans des courants philosophiques que je ne connaissais que de nom et de loin).
Oui je suis preneur de tes propres recommandations ! Et non, je ne connaissais pas ce film, mais j’en prends bonne note
Merci à toi !
Tu risques d’avoir l’impression que je te prends pour un débile tellement ma liste cite des “classiques”…
Mais, classiques ou pas, cette liste est pourtant très personnelle. Elle peut paraître longue, avec raison, mais elle est en même temps si peu exhaustive:/
C’est que le critère que j’ai pris est (trop?) large.. Qu’est-ce qui m’a atteint le plus ?
M’a le plus accompagné, comme des amis ?
En tout cas, parmi les noms que tu connais, et certains que peut-être tu ne connais pas, tout ce que je souhaite c’est que tu puisses toi aussi faire des découvertes personnelles.
++
Films :
Chroniques d’un été (1961) – Jean Rouch et Edgar Morin (!)
L’Homme à la caméra (1929) – Dziga Vertov (!)
Octobre ; Le cuirassé Potemkine ; Yvan le terrible – (tout) Sergueï Eisenstein
A propos de Nice – Jean Vigo
La passion de Jeanne d’arc – Carl Théodore Dreyer (!)
La trilogie d’Apu (3 films) ; Charulata ; Le salon de musique – (tout) Satyajit Ray
La Strada ; Roma ; La Dolce Vita – Frederico Fellini (tout)
La forteresse cachée – Akira Kurosawa (tout)
Chunking Express ; Les Anges déchus – Wong kar Wai
Le cabinet du docteur Caligari (1920) – Robert Wiene
M le maudit – Fritz Lang
Histoire de fantômes chinois – Tsui Hark (+ léger que le reste mais plein de charme)
La chatte sur un toit brûlant – Richard Brooks
Films d’animation :
Le Tombeau des Lucioles (1988) – Isao Takahata
Au premier dimanche d’août (2000) – Florence Mialhe
Begone Dull Care – Norman Mc Laren
Encore une fois (2010) – Alexandre Petrov
Nouvelles :
La Steppe – Anton Tchekhov
L’envie de dormir – Anton Tchekhov
Trois contes – Gustave Flaubert
Romans :
La Chartreuse de Parme – Stendhal
Madame Bovary – Gustave Flaubert
Manon Lescault – L’abbé Prévost
Le Guépard – Giuseppe Tomasi di Lampedusa
L’Assommoir ; Le rêve – Emile Zola
Du côté de chez Swann – Marcel Proust
Le palais de glace – Vesaas
Le portrait de Dorian Gray – Oscar Wilde
Théâtre :
Hamlet ; Othello ; Le Roi Lear ; Roméo et Juliette ; Macbeth ; La Tempête – (tout) William Shakespeare
Phèdre, Andromaque, Britannicus – (tout) Racine
L’Illusion Comique – Corneille
La vie est un songe – Calderon
Poésie :
Terraqué ; Sphère – Guillevic
Illuminations – Rimbaud
Les Fleurs du mal – Baudelaire
Une âme en incandescence – Emily Dickinson
Hors classe :
Sur la lecture – Proust
L’Enfer – Dante Alghieri
Le Purgatoire – Dante Alghieri
Jeux vidéo : p
Final Fantasy IX ; Ōkami
Final Fantasy VIII ; ICO
Final Fantasy VII ; Shadow of the Colossus
Grandia ; Flower
Un grand merci à toi pour toutes ces œuvres !
Je connaissais certains noms, d’œuvres ou d’auteurs, mais je dois avouer que pour la plupart je n’avais ni lu, ni vu, ni entendu.
Il y a des grands classiques dans tout, mais à chacun les siens !
Cela me fait beaucoup de choses à découvrir de l’intérieur (exception faite des jeux vidéo, et du Tombeau des Lucioles pour résumer !). Les films d’animations seront donc les premiers (et les plus “simples”) à découvrir.
Encore merci
Ne t’en fais pas. Déjà, sincèrement, tous ces films et tous ces livres sont accessibles. Si tu préfères, au moins aussi accessibles qu’Ōkami ou ICO peuvent l’être.
Classiques ou pas, de toute manière il n’est que question de les recevoir simplement. Comme tu l’as dit toi-même, quel besoin du statut d’art ou de classique pour que quelque chose nous touche.
En écrivant la passion des émotions, et le destinant en priorité à des non-joueurs, c’est ce que tu disais d’ailleurs, non ?
Tout comme il t’est venu de mettre naturellement quelques noms en avant, j’en fais de même ici.
La liste que j’ai citée cite des films et des livres très différents, de par leur genre, de par leur époque et de par leur pays d’origine. Tu as tout à fait raison de t’orienter d’abord vers ce qui te semble plus proche. N’hésite pas à regarder des extraits de films sur youtube, tu auras d’emblée un parfum.
Petit à petit, c’est comme si on trouvait des sortes de clés, et alors de nouveaux horizons, de nouvelles perspectives de bonheur s’ouvrent.. c’est si fort. Tu as du déjà ressentir ça.
Dans tous les cas voici ma découverte du moment en film d’animation :
http://www.dailymotion.com/video/x9qccg_le-vieil-homme-et-la-mer-1_music#rel-page-6
Je suis loin d’avoir tout exploré, mais en tapant “Alexandre Petrov” sur youtube -> des merveilles en vue
Mis à part les Miyazaki & Akira, que tu connais, je te recommande vivement Persépolis de Marjane Satrapi et les Contes de la nuit de Michel Ocelot
Il y a aussi bien sûr Le roi et l’oiseau de Paul Grimault dont s’est grandement inspiré ICO mais j’avoue avoir été moins touché par ce film pourtant très beau.
Je pense aussi que tu auras un accès peut-être plus naturel aux films et aux livres japonais, j’aurais plein de nom à donner. Mais je ne veux pas t’arroser, je le fais déjà trop^^.
En ce qui concerne les mots, s’il y a un auteur que je te recommande avec peut-être un peu plus de priorité, sans trop hésiter, je te dis Shakespeare.
Les nouvelles également, pour leur format court. (on doit pouvoir les trouver sur internet)
Mais Shakespeare, j’avoue que ça m’a presque fait mal que tu te sois privé de cette source d’humanité et de bonheur tout ce temps.. Non seulement Shakespeare est sublime à tout niveau, mais en plus il te donnera des clés pour plein de choses. C’est une base magnifique, au-delà de tout mot ! ++
Oui, il n’y pas besoin de “statut” pour que quelque chose nous touche, et c’est parfois à cause d’un “statut” que l’on se détourne d’une œuvre ou que l’on se force à l’accueillir.
Lorsque l’on pointe d’un doigt bienveillant des œuvres qui nous touchent, c’est aussi pour dire à quel point on peut être touché tout court. Par ces œuvres là, ou par d’autres, ce qui compte c’est la résonance qu’une œuvre peut avoir sur nous. Dans le cadre du jeu vidéo, je souhaitais simplement montrer, peut-être avant tout à des non-joueurs, et du point de vue d’un simple joueur, que l’on pouvait être touché de manière très diverse et très profonde par ce medium. Sans dire pour autant que les œuvres dont je parlais étaient “celles auxquelles il fallait avoir joué”. Cela appartient au joueur et à lui seul, de trouver avec quoi il se sent en harmonie. On est toujours un peu le guide de quelqu’un, mais cela ne remplace pas l’exploration où l’on est le guide de soi. Il faut un peu des deux.
Merci pour toutes ces nouvelles clefs, vers tant de nouveaux horizons qui s’ouvrent à moi.
J’ai ouvert la porte de ce “Vieil homme et la mer” et je suis resté subjugué par ce choc esthétique (incroyable cette peinture en mouvement) mais également par sa sensibilité. Un grand merci pour cette fabuleuse découverte !
Tu cites également “Le Roi et l’Oiseau” : ce film a bercé très tôt ma petite enfance et j’y tiens beaucoup même s’il se dégage de lui un coté sombre et mélancolique qui ne permet pas d’en jouir en toutes humeurs. Et je prends bonne note de tes autres références, connues de nom.
Je ne suis pas un grand cinéphile, ni un fin connaisseur en littérature (parce que je ne suis pas un grand aventurier par manque de temps mais aussi de courage). Mais comme tu fais référence aux œuvres japonaises, je peux te donner quelques noms afin d’équilibrer un peu cet échange : le cinéma de Kitano me touche, par sa violence, son humour, bref sa vérité.
.
Récemment, le film Departures (qui n’est pas de Kitano) nous a vraiment beaucoup touchés.
Et au niveau lecture, je me permets de te donner quelques noms (là aussi ce sont des noms connus) :
- j’ai découvert très tard l’oeuvre d’Osamu Tezuka et ce fut une grande rencontre avec des histoires proches de l’humain (et du vivant tout court) dans ce qu’il a de beau mais aussi de cruel. Je peux te citer Ayako, Kirihito, L’histoire des 3 Adolf ou Mw notamment (mais ils ne sont pas trouvables aisément…).
- je suis particulièrement sensible à toute l’œuvre de Jiro Taniguchi. Par exemple Quartier Lointain, Le journal de mon père, Terre de rêves, Un ciel radieux etc. (enfin bref, tout)
- je trouve du génie dans ce que fait Naoki Urasawa en terme de personnage et de rythme. J’ai dernièrement terminé Pluto, qui est sa vision d’une portion de l’oeuvre de Tezuka (dans Astro le petit robot), et j’ai trouvé cela formidable. Je peux citer aussi Monter et 20th Century Boys, mais là encore j’enfonce des portes ouvertes. Ce n’est pas grave.
- dans des genres parfois plus legers (quoi que) mais très humains, drôles, et touchants, je te conseille Yotsuba ainsi que Une sacrée mamie.
- enfin, même si cela n’est pas exhaustif et loin de là, j’aime énormément le travail de Takehiko Inoue sur Vagabond (il revisite l’histoire de Miyamoto Musashi) et sur Real (où il traite, notamment, du handicap).
Je m’arrête là, c’était pour être un peu équitable avec toi
Au sujet de Shakespeare, ta déclaration d’amour pour son œuvre me touche et je te fais confiance. Je tâcherai donc de le découvrir par moi-même bien que cela soit assez difficile de savoir par où commencer
.
Encore merci pour cet échange et toutes ces potentielles ouvertures !
Tu es un grand aventurier !
Tu m’as fait découvrir et redécouvrir plein de choses, le déséquilibre je le sentais de mon côté^^ aussi ne t’en fais pas du tout.
Choc esthétique – tu as lâché le mot. C’est cela que j’ai ressenti dans chacun des films, chacun des livres que j’ai cités plus haut. Un peu comme une claque ; l’impression d’être subjugué par quelque chose. De reconsidérer soudain toute ma vision du cinéma, des mots, de tout ce qui m’entoure.
Si tu as été touché par Le vieil homme et la mer, tu apprécieras surement aussi le premier film d’Alexandre Petrov que je découvre aujourd’hui :
Tu n’es pas le premier à me recommander vivement Kitano, j’ai pu me procurer Tabou, qu’il semble avoir réalisé avec Nagisa Oshima ainsi que Dolls ; y a-t-il un ou des films que tu me recommanderais de lui en priorité ?
Je note pour Departures. J’en ai regardé la bande-annonce. Si l’histoire semble touchante (et plus que ça..) ce sont les images qui m’arrêtent un peu, peut-être à tort.
En ce qui concerne les lectures/manga que tu cites, j’aime moi aussi beaucoup Jirô Taniguchi
Ozamu Tesuka, hormis Blackjack, je ne le connais qu’à vrai dire qu’à travers le film d’Eric Khoo Tatsumi que j’ai eu l’occasion de voir en avance avant sa sortie en janvier et que je pense que tu aimeras beaucoup: http://www.youtube.com/watch?v=trfqlt0NjZM
Akako et Kihirito se trouvent dans une bibliothèque juste à côté de chez moi, L’histoire des 3 Adolf et Mw juste un peu plus loin, je les emprunterai la prochaine fois ! Idem pour Pluto et pour Vagabond et Real.
J’ai beaucoup aimé le dessin de Kazuo Koike dans un tome que j’ai lu mais j’ai eu beaucoup de mal à accrocher à l’histoire. (j’aurais sûrement du commencer par le tome 1 -_-’) En revanche j’ai lu il y a longtemps le premier tome de 20th century boys, je me souviens eu l’impression d’être déçu. Mais c’est trop bête, je crois que j’en avais entendu trop de bien..
Quant à Shakespeare : par où commencer..
Les pièces que j’ai citées plus haut sont parmi les plus connues, ce sont celles que tu devrais pouvoir trouver le plus facilement.
J’ai commencé par Hamlet, comme beaucoup. Et il y a de quoi.
Mais je trouve qu’on peut tout aussi bien commencer par Othello.
Je te parle un peu des deux pièces, tu verras ensuite par toi-même.
Dans Othello, tu verras à l’oeuvre un monstre -Iago- considéré comme l’un des méchants les plus noirs de toute la littérature. Aussi noir qu’absolument fascinant. Et tu verras également à l’oeuvre le monstre de la Jalousie, ce « monstre aux yeux verts qui produit l’aliment dont il se nourrit ». Je ne peux me mettre à parler de la pièce sans ressentir à nouveau ces vibrations en moi..
Hamlet est presque encore plus incontournable. Dans le sens où tu y trouveras une succession de scènes d’anthologie. C’est là que tu trouveras le fameux monologue “Être ou ne pas être”, que tu trouveras des propos très forts sur le Théâtre. Hamlet aborde des problèmes humains bien plus larges qu’Othello. Il y a de tout dans Hamlet.C’est que la tragédie d’Hamlet est peut-être, qu’il réfléchit. Et, à vrai dire, qu’il est humain… Hamlet n’est plus un personnage, c’est vraiment ce que j’ai ressenti à la lecture. C’est quelqu’un, et il te parle de toi, de lui, de nous..
Dans tous les cas les deux sont sublimes !
J’espère que ces propos vagues t’auront quand même un peu apporté^^
+
Ahah ! Nous sommes, l’un comme l’autre, les aventuriers de notre propre histoire. Et c’est déjà pas mal. Il n’y a pas de déséquilibre à ressentir finalement, on ne peut pas avoir vécu ce que l’autre a vécu, vit et vivra. C’est tout. Mais on peut partager quelques expériences, et c’est déjà beaucoup !
Oui et cela me donne envie (même par quelques extraits) d’essayer de voir un peu ce qui a pu produire chez toi ce genre de “chocs”.
Je vais prendre plaisir à regarder cela, sans l’ombre d’un doute !
Je n’ai pas vu Tabou, et Dolls n’est pas mon préféré. Je me permets de te conseiller L’été de Kikujiro, Hana bi et Sonatine en “priorité”.
Nous l’avons vu à 3 reprises sur un espace de temps de quelques mois. Ce qui est, je peux te l’assurer, assez rare pour être signalé. A préférer en VO sous-titrée si possible.
Ok pour Tatsumi, le style est original mais en janvier je privilégierai sans doute (car le ciné, c’est une occasion qui se fait rare) “La colline aux coquelicots” (Ghibli).
Ah n’hésites pas ! J’ai découvert également les 3 Adolf en bibliothèque. Et quelle chance ce fut !
On peut ne pas aimer ! Ce qui est particulier à l’œuvre de Urasawa, dans ce que j’ai lu de lui (et que j’ai cité), c’est de développer une histoire complexe autour d’une grande galerie de personnages. Mais tout se recoupe à un moment donné (et tout n’est pas forcément expliqué non plus). C’est ce qui fait son charme (en dehors du dessin génial et cadré comme au cinéma). Il a aussi beaucoup de talent pour faire ressortir les émotions sur les visages. Bref, j’adore.
Merci beaucoup pour ton aiguillage sur Shakespeare ! J’en prends bonne note, Hamlet sera surement le premier dans les prochains mois, et mieux vaut tard que jamais pour découvrir Shakespeare
.
Encore merci à toi.
J’habite à Paris depuis que je suis né, j’imagine que j’ai un accès plus facile à plein de choses, notamment aux cinémas.
Toutefois, grâce à internet, des découvertes inestimables sont possibles pour tous. Si moi j’ai presque tout découvert grâce au téléchargement que tu dénonceras comme vil et illégal, on peut presque tout voir légalement.
Passées 70ans, les oeuvres sont considérées comme appartenant au domaine public, j’ai mis longtemps avant d’en prendre conscience
j’ai recherché pour toi j’ai notamment trouvé ça :
http://www.senscritique.com/loel/liste/49373/les-films-tombes-dans-le-domaine-public-a-voir-absolument–par-exemple-en-les-telechargeant-ou-les-regardant-sur-youtube–ou-ailleurs-sur-le-net—/
A part les 5 derniers je les ai quasiment tous vus. Je te recommande tout particulièrement la passion de Jeanne d’Arc.. Une expérience du sacré comme je ne l’ai quasiment jamais senti ailleurs…
Pareil pour littérature ! Même s’il est bien plus agréable d’avoir une version papier. Avec des liseuses électroniques ça doit pouvoir marcher aussi
Je t’ai parlé de La Steppe et de l’envie de dormir : les voilà
http://www.ebooksgratuits.com/details.php?book=2080
http://www.ebooksgratuits.com/ebooks.php?auteur=Tchekhov_Anton+Pavlovitch (l’envie de dormir ne fait que 6/7pages)
En général il suffit de taper le nom d’un livre, d’une pièce, d’une nouvelle et de rajouter pdf et on trouve assez vite !
C’est pareil aussi pour la musique !
C’est tellement magnifique de voir ça.. On a des merveilles à portée de main
Mais la seule contrainte c’est le nom ; ce sont les noms qui manquent. On ne peut trouver ce dont on ne connait pas déjà l’existence ; ou au moins un nom, un auteur.
Là c’est vraiment l’échange entre les gens, l’école qui prennent toute leur importance.
J’avais Flower dans ma ps3 depuis le début, il a fallu que je lise ta page pour que je le découvre..
On se tient au courant (plein d’autres noms à donner :p)
Au sujet du cinéma, c’est surtout le fait d’avoir un enfant qui fait que nous y allons moins souvent (que souhaité). Mais si on voit moins de films pour adultes, on partage au ciné beaucoup de films pour toute la famille à la place
.
C’est intéressant effectivement ce cadre des œuvres passées dans le domaine public, et qui peuvent donc être découvertes “légalement” (même si j’imagine que, suivant les cas, les droits peuvent néanmoins être rachetés et détenus pour telle ou telle version).
En tous cas, je te remercie d’avoir cherché cette liste pour moi ! J’en ferai bon usage, et je note ta recommandation pour Jean d’Arc ! Je te remercie également pour ce qui touche à la littérature, cela pourrait être une porte ouverte pour certaines découvertes et ainsi déboucher sur l’achat d’œuvres concrètes et matérielles (car, comme tu le sais, ce genre de découvertes ne m’a jamais empêché de concrétiser les achats, c’est même souvent le contraire).
Tu as raison, ce sont souvent les noms, les références qui manques pour répondre à une envie ou parfois un besoin. Mais j’ajoute qu’il manque aussi du temps, composante essentielle qui s’est raréfiée depuis la fin des études et l’entrée dans la “vie active” (quelle vilaine expression…).
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L’échange avec les autres, le bouche à oreilles et la confiance en ces conseils peut être un excellent moyen de rencontre avec des œuvres inoubliables. Je te remercie pour tout ça ! Maintenant, il me faudra un peu de temps pour plonger dans tes références
J’en profite pour glisser ici une recommandation de lecture : Aki Shimazaki et son “Poids des secrets” en 5 tomes d’une centaine de pages chacun. C’est une lecture conseillée par une personne d’une toute autre génération que moi et que j’aime beaucoup (elle pourrait tout à fait être ma grand-mère). Je trouve cette lecture tellement vraie, tellement juste et sincère, tellement humaine, que j’en profite pour la remercier également et te la conseiller par la même occasion !
Certaines œuvres me paraissent universelles lorsqu’elles touchent ainsi aux plus purs sentiments humains : qu’ils s’agisse des relations aux autres ou à la vie elle-même. Enfin voilà, c’est un coup de cœur !
Encore merci à elle, et merci à toi pour ces futures découvertes
!
les noms, le temps, l’envie
Les 3 fameuses conditions :p
L’essentiel est que tu ailles à ton rythme, selon ce qui te semble possible et tes envies.
J’en ferai de même avec les noms que tu m’as donnés.
Je prends en note le poids des secrets -je pourrais le commander pour Noel-
c’est inépuisable tout ce qui existe, de toute manière on ne pourra pas tout voir, pas tout lire, pas tout écouter
Toutefois j’attirerai ton attention sur un dernier point, qui je me rends compte me reste un peu en travers.
C’est à propos des classiques.
“Il y a des grands classiques dans tout, mais à chacun les siens !”
En un sens bien sûr. Mais je ne peux pas être tout à fait d’accord.
Si on s’intéresse aux jeux-vidéo, aux jeux que l’on qualifiera de ‘chefs-d’oeuvre’, qu’on garderait si on ne devait en garder qu’une poignée.
Assez vite, certains noms reviendront.
Il en est de même avec le manga japonais dont tu m’as parlé, et de même aussi avec le cinéma, avec la littérature mondiale, avec tous les arts en bref. Ces derniers existent depuis beaucoup plus longtemps, c’est normal qu’il y ait beaucoup de noms incontournables au point qu’on puisse avoir l’impression de s’y perdre.
Mais sincèrement, assez vite tout de même, des noms reviennent, et quand on les découvre bien souvent, on comprends seulement alors, pourquoi^^
Sur ce j’arrête de te faire perdre du temps avec cette lecture de second ordre
Merci à toi. +
Ah ! Je n’aimerais pas être à l’origine d’une déception pour une jolie occasion comme Noël en ce qui concerne ton éventuelle acquisition du “Poids des Secrets”. D’autant que cela représente une grosse trentaine d’euros… Je trouve que c’est à la fois simple et magnifique, et je pense que cela pourrait te plaire, mais je ne voudrais pas que tu sois déçu en t’attendant par exemple à du “plus long”, ou du “plus complexe” comme littérature. Cela se lit assez vite, comparativement à d’autres romans 4 ou 5 fois plus longs pour le même prix.
) !
Enfin voilà, la qualité ne se mesure pas à la quantité (de pages ni de temps passé à lire), en l’état je n’aurais pas souhaité lire une page de plus tant tout est si finement dit et bien dit. Et cela se rapproche beaucoup de la sensibilité de Taniguchi (si l’on devait comparer cette lecture à un manga).
Tu en sais un peu plus, j’espère que tu aimeras si tu l’achètes (et que tu ne m’en voudras pas dans le cas contraire
Je suis d’accord avec toi sur le fait que, souvent, de grands classiques ne le sont pas par hasard, et qu’il arrive qu’on le comprenne à leur contact. C’est vrai, mais il y a quand même des exceptions : nous ne sommes pas forcément sensibles de la même manière à des œuvres (pourtant “universelles”, donc) sans doute au regard du moment où on se les approprie. Et de notre vécu et notre vision à ce moment là.
Si un classique est “constant” et immuable, cela ne l’empêche pas de traverser les époques et de toucher des gens par ses cotés universels parfois. Mais les gens eux-mêmes sont inconstants et changent au cours de leur vie… On n’est peut-être pas forcément tous prêts au même moment pour apprécier une œuvre, et même un classique. Et parfois, on ne le sera jamais. C’est parfois dur à accepter, mais cela me semble être ainsi (on pourrait trouver des exemples de ce qui nous semble être des classiques qui nous paraissent inébranlables, et pour autant qui serait critiqués ou détestés par d’autres). Mais ce n’est que mon avis, c’est ce que je ressens et je comprends que tu puisses ressentir autre chose !
a+
Ah, je n’imaginais pas ce prix^^ je verrai. J’essayerai d’avoir le livre en main et de lire quelques pages pour me faire une idée.
C’est vrai qu’on est pas toujours prêt, qu’on change et que le ‘grand classique’ ne saurait faire autorité. J’imagine que je suis en partie déformé par mes études..
Encore une fois, découvre les choses à ton rythme, selon ce qui te plait.
J’ai testé le lien de La passion de Jeanne d’Arc. Non seulement il marche, mais il donne également accès à plein d’autres merveilles..
A une prochaine